1er et 2eme marathon: ce qui change…

Je suis actuellement en train de préparer mon second marathon. Il y a un an, je préparais le premier, comme si j’avais mis en jeu la prunelle de mes yeux. Je m’attaquais à une distance mythique, un mastodonte que je ne savais pas comment apprivoiser. Du fait, j’ai couru, je me suis entraînée, j’ai cherché à me rassurer par de nombreux moyens. Je l’ai couru, avec de la réserve car c’était l’inconnu. J’ai franchi la ligne d’arrivée. Cette année , j’appréhende les choses très différemment. Je vous raconte…

  1. Je m’entraîne plus efficacement. Je me fatigue moins, en quelque sorte. L’an dernier j’avais l’impression qu’il fallait accumuler les bornes à tout va. Je me suis souvent comparée aux stats des autres. Je voyais des coureurs faire des mois à 200 bornes, là où j’en courrais 100. Résultat je me mis la pression, puis je me suis blessée et cela m’a contrainte à devoir m’arrêter. Cette année, je m’entraîne, mais en favorisant les sorties longues et je travaille davantage ma résistance à l’effort. Le kilométrage, l’allure des autres? Je m’en fous. Je ressens les bénéfices de ce que je fais et je vois la différence.
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  2. Je m’intéresse à ma VMA, au travail au seuil. Il y a un an, je ne voyais pas l’intérêt de me prendre la tête avec des analyses de mes données physiologiques. D’une part ce n’était pas dans mon objectif, étant donné que l’idée était déjà de finir le marathon. D’autre part, je rejetais totalement le chrono… Cette année, j’y prête plus d’attention, d’une part, car j’ai compris qu’en m’entraînant dans l’effort j’améliorais ma résistance, et d’autre part parce que j’ai découvert que l’on avait un seuil, une limite à partir de laquelle on s’épuisait davantage. Et c’est pile ce qu’il aurait fallu que je travaille spécifiquement l’an dernier pour ne pas connaitre de douleurs dès le 24ème kilomètre! 20 ans que je cours, 1 an pour réagir! Il n’est jamais trop tard. Cela constitue un gros changement par rapport à l’an dernier: j’ai une montre au poignée et je travaille en fonction de mes rythmes. Résultat: en début de saison je claque des presque records sur 10km (-4 minutes par rapport à mes anciens démarrages) ! Du jamais vu pour les premières courses de l’année!
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  3. J’ai un repère temporel. Et je peux l’améliorer. Il y a un an, je ne savais pas si je serai finisher. Je mettais toutes les chances de mon coté, mais en prenant le départ de la course j’ai aussi fait ma prière car je ne savais pas quand, ni comment , ni même si je franchirai la ligne d’arrivée. Moralité : 4h55 pour 42.195km , avec une expérience pas forcément parfaite, mais de bons repères de courses. L’expérience d’un marathon pas trop mal réussi, par 26°c de surcroît. Désormais, je connais les écueils à éviter, j’espère que la température ne sera cette fois pas aussi excessive, mais que le temps ne sera pas au déluge non plus.
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  4. Je cherche moins à me rassurer avec des accessoires. J’en ai usé des tubes de crèmes NOK. Au moindre bobo c’était panique à bord. Au prix du dossard cela m’aurait ennuyée de ne pouvoir prendre le départ. Mi-mars, à environ 1 mois du marathon, j’ai commencé à tester des produits énergétiques que j’ai embarqué avec moi le jour du marathon. Le jour du marathon j’avais une ceinture avec 12 gels autour de la taille. Plus, mon porte bonheur, ma gourde fétiche, des conneries « au cas où »… Je sais que cette année je serai plus légère au départ ! J’aurais mes gels mais à bon escient!
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  5. Je connais le tracé. J’ai des repères. J’ai envie d’y aller plus franchement. J’étais vraiment sur la réserve l’an dernier. j’ai passé mon 10km en 1h05′ , mon semi en 2h18′. Je ne sais qu’il faut retenir les chevaux, mais d’un autre je sais que je pourrai y aller franco à certains endroits.
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  6. Le stress. J’étais hyper stressée. Il suffisait que je regarde les vidéos des finishers pour verser ma petite larme en me disant que j’y serai peut être. Mon 1er marathon c’était l’accomplissement suprême. Il faut dire qu’il m’a beaucoup apporté: prise de confiance en moi, affirmation, évolution, prise de recul… et j’en passe, il a vraiment changé ma vie. Je me souviens de la veille du marathon. Stress en arrivant à Paris, stress devant le palais des sports en attendant d’entrer dans le parc des expositions pour récupérer le dossard. J’en engueulais ma pauvre mère! (pardon!). Stress au salon du running. Stress à l’hôtel. Stress au dîner. Stress à la balade à la foire du trône. Conséquence: Douleur au genou ! Je ne pouvais plus plier mon genou tellement je m’énervais. Stress pour s’endormir. Stress au réveil. Stress au petit déjeuner où j’ai avalé un éléphant. Stress dans le métro. Stress sur les champs Elysées. L’attente. L’entrée dans le sas. Et là j’ai eu du mal a réaliser que c’était parti. Mais là le stress est parti (la douleur aussi!). Cette année, je suis beaucoup plus sereine et je m’amuserai bien plus à Paris pour profiter de l’ambiance de ce jour d’exception! Je suis plus organisée rien que sur le trajet pour me rendre au départ.

Il restera toujours les inconnues du jour. Mon état de forme général. La météo.

J’ai hâte ! Le mois de mars c’est synonyme du dernier mois de prép. Je vais y aller à fond. Les sorties longues et travail au seuil sont de rigueur. Voici le programme des réjouissances:

Semaine 7 : 3 séances . Lundi 2h15 / Mercredi 1h30 / Dimanche 10km de Fleurbaix (59)

Semaine 8: Mardi 1h30 en EF / Jeudi 1h30 en EF / Samedi MORAL 30KM !

Et là le plus dur sera fait! On commencera le dégressif!

Semaine 9 : Jeudi 1h (avec travail au seuil) / Dimanche Semi Marathon des Printanières de Saultain (59)

Semaine 10 : Mardi 1h / Samedi 2h / Dimanche 1h30

Semaine 11 : Mardi 1h / Samedi 1h / Dimanche 1h

Semaine 12: Lundi 45 min et c’est REPOS jusqu’au départ!

J’ajoute à cela une séance de zumba bien cardio d’une heure suivi d’une heure de renfo. Selon ma prof, avec ses exercices je pourrais « casser des noix avec mes fesses » . Trève de plaisanterie. Mars, c’est aussi mon mois de détox : « pas d’alcool », « pas de gras », du renfo et du dodo (mini 8h par nuit).

Bon courage à toutes celles qui courent , peu importe votre objectif! 🙂

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